Atelier radio
Le Théâtre National de la Colline a mis en place un atelier radio avec des spectateurs tout public qui avaient assisté à une représentation du spectacle Sans Faim & Sans Faim 2. Dirigé par Joëlle Gayot, journaliste à France Culture, l’atelier s’est déroulé en 2 temps, les 29 mars et 6 avril 2008.
Après avoir analysé et débattu du spectacle, les participants se sont répartis les différents rôles incontournables à la préparation de leur émission de radio : un présentateur-animateur, des chroniqueurs, des interviewers, des lecteurs, des débatteurs.
Les participants, répartis en deux groupes, ont donc réalisé 3 émissions que vous pouvez écouter à partir de l'audioblog de la Colline sur Arteradio.
Comme au théâtre
direction Joëlle Gayot
invité Thierry Raynaud
présentatrice animatrice Jennifer Dziwinski
et les chroniqueurs, interviewers, débatteurs Jehanne Gaucher, Vincent Guiot, Christine Le Bot, Pierre Le Garrec, Barbara Panero, Yasmine Robbe, Pierre-Louis Rosenfeld, Deborah Zanette
Ecoutez l'émission sur Collineradio, l'audioblog de la Colline sur Arteradio
direction Joëlle Gayot
invité Hubert Colas
présentatrice animatrice Elodie Bensoussan
et les chroniqueurs, interviewers, débatteurs Frédérique Helot, Olivier Lacut, Katia Paroux, Barbara Petit, Lionel Robert, Zeynep Solma, Etienne Szchenyi
Le masque et la plume
direction Joëlle Gayot
Ecoutez l'émission sur Collineradio, l'audioblog de la Colline sur Arteradio
Un diptyque qui réveille les morts
copyright Hervé Bellamy
Avec Sans Faim et Sans Faim 2, Hubert Colas ouvre les placards de nos familles et en fait tomber les cadavres
Le spectateur n’en sort pas indemne. Objectif atteint pour l’auteur : « C’est vous que ça interroge », explique-t-il. Chacun d’entre nous pourrait s’identifier à la famille Palmer, une famille apparemment sans problème qui vit confortablement dans son petit pavillon bordé d’un jardin « qui se porte bien ». Une simple apparence qui n’est que le reflet de la société aseptisée et formatée dans laquelle nous vivons, et que Hubert Colas dénonce.
Il y a des claques qui font du bien. Premier revers avec la scénographie. Le mur de verre qui sépare les acteurs du reste de la salle met une distance entre le jeu de scène et le spectateur, empêchant celui-ci de s’abandonner totalement à la pièce. Une sorte de miroir qui nous pousse à nous interroger sur notre propre famille, notre façon de communiquer, nos désirs. Le public est à la fois voyeur, témoin, complice de la déconstruction du bonheur d’une famille sans histoire jusqu’à sa rencontre avec deux intrus qui déterrent ces lourds secrets que sont l’inceste ou l’homosexualité.
Nolwenn Herve
Etudiante au CELSA - Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l'Information et de la Communication de l'Université Paris IV